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Date : 20090115

Dossiers : A-203-08

A-204-08

 

Référence : 2009 CAF 9

CORAM :      LE JUGE NADON

                        LA JUGE SHARLOW

                        LE JUGE PELLETIER

Dossier : A-203-08

ENTRE :

DAVID SHERMAN

appelant

et

SA MAJESTÉ LA REINE

intimée

 

 

Dossier : A-204-08

ENTRE :

SIMONE SHERMAN

appelante

et

SA MAJESTÉ LA REINE

intimée

 

Audience tenue à Toronto (Ontario), le 15 janvier 2009

Jugement prononcé à l’audience à Toronto (Ontario), le 15 janvier 2009

MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR :                                                     LE JUGE PELLETIER


Date : 20090115

Dossiers : A-203-08

A-204-08

 

Référence : 2009 CAF 9

CORAM :      LE JUGE NADON

                        LA JUGE SHARLOW

                        LE JUGE PELLETIER

Dossier : A-203-08

ENTRE :

DAVID SHERMAN

appelant

et

SA MAJESTÉ LA REINE

intimée

 

 

Dossier : A-204-08

ENTRE :

SIMONE SHERMAN

appelante

et

SA MAJESTÉ LA REINE

intimée

 

 

 

 

MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR

(prononcés à l’audience à Toronto (Ontario), le 15 janvier 2009)

LE JUGE PELLETIER

[1]               Les présents motifs s’appliquent aux appels dans les dossiers A-203-08 et A‑204‑08 (Simone Sherman). Une copie des présents motifs sera versée dans chacun de ces dossiers.

 

[2]               Nous sommes d’avis que les appels devraient être rejetés.

 

[3]               La question déterminante dans les présents appels est celle de savoir si les appelants ont acquis le logiciel en litige en vue de gagner ou de produire un revenu, comme le prévoit l’alinéa 1102(1)c) du Règlement de l’impôt sur le revenu, C.R.C., ch. 945.

 

[4]               La juge de première a conclu que les appelants n’avaient pas acquis le logiciel à cette fin. Il s’agissait d’une question de fait et d’inférences de fait à tirer de la preuve. La norme de contrôle applicable en la matière est celle de l’erreur manifeste et dominante (Housen c. Nikolaisen, [2002] 2 R.C.S. 235, paragraphe 25).

 

[5]               La juge de première instance a exposé les raisons pour lesquelles elle est arrivée à cette conclusion. Il y avait des éléments de preuve qui appuyaient cette conclusion et elle a énoncé les motifs sur lesquels cette conclusion reposait. Le fait qu’on trouve au dossier d’autres éléments de preuve qui pourraient appuyer une autre conclusion ne permet pas inévitablement de conclure que la juge de première instance a commis une erreur manifeste et dominante.

 

[6]               On trouve rarement un procès dans lequel le dossier ne renferme pas des éléments de preuve qui sont favorables et défavorables à la thèse de chacune des parties.

 

[7]               Les conclusions de fait de la juge de première instance reposaient sur la preuve et sur son appréciation de l’ensemble de la preuve.

 

[8]               À ce propos, l’extrait suivant tiré du paragraphe 25 de l’arrêt Housen c. Nikolaisen, précité, est instructif :

Bien que le juge de première instance soit toujours dans une position privilégiée pour apprécier la crédibilité des témoins, ce n’est pas là le seul domaine où il bénéficie d’un avantage sur les juges des cours d’appel. Parmi les avantages dont jouit le juge de première instance sur le plan des inférences factuelles, mentionnons son expertise relative en matière d’appréciation et d’évaluation de la preuve, de même que la connaissance unique qu’il possède de la preuve souvent abondante produite par les parties. Cette familiarité avec toute la trame factuelle lui est d’une grande utilité lorsque vient le moment de tirer des conclusions de fait. […]

 

 

[9]               Cette question est suffisante pour trancher les appels. Il n’est donc pas nécessaire d’aborder les autres questions soulevées en appel.

 

[10]           Les présents appels seront rejetés avec dépens.

 

« J.D. Denis Pelletier »

j.c.a.

 

 

Traduction certifiée conforme

Sandra de Azevedo, LL.B.


COUR D’APPEL FÉDÉRALE

 

AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER

 

 

DOSSIERS :                                                                          A-203-08

                                                                                                A-204-08

 

(APPEL DU JUGEMENT RENDU LE 3 AVRIL 2008 PAR LA JUGE WOODS DE LA COUR CANADIENNE DE L’IMPÔT DANS LES DOSSIERS 2005-1605(IT) G ET 2005‑1604 (IT) G DE LA COUR DE L’IMPÔT)

 

INTITULÉ :                                                                           DAVID SHERMAN et

                                                                                                SA MAJESTÉ LA REINE

                                                                                                et

                                                                                                SIMONE SHERMAN et

                                                                                                SA MAJESTÉ LA REINE

 

LIEU DE L’AUDIENCE :                                                     Toronto (Ontario)

 

DATE DE L’AUDIENCE :                                                   Le 15 janvier 2009

 

MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR                         LE JUGE NADON

                                                                                                LE JUGE PELLETIER

                                                                                                LA JUGE SHARLOW

 

PRONONCÉS À L’AUDIENCE PAR :                               LE JUGE NADON

 

 

COMPARUTIONS :

 

Robert McMechan

POUR LES APPELANTS

 

Ernest Wheeler

POUR L’INTIMÉE

 

 

AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER :

 

Avocat

Ottawa (Ontario)

 

POUR LES APPELANTS

 

John H. Sims, c.r.

Sous-procureur général du Canada

POUR L’INTIMÉE

 

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